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Bienvenue! Ici on parle surtout de bouffe, de style, de la vie à la maison... J'espère que vous vous plairez!

Rouler électrique ⚡️

Rouler électrique ⚡️

J'ai l'impression de vivre un rêve en ce moment : après avoir attendu pendant des années que le contexte soit propice, je viens de changer ma vieille Volvo familiale 2006 pour une voiture électrique! Une Nissan Leaf 2014, plus précisément. Après en avoir parlé pendant des années (je suis encore plus décidée depuis 3 ans, c'est-à-dire depuis que j'ai écrit un article non-signé là-dessus pour La Presse, qui avait connu un certain succès), je l'ai vraiment fait!

 

Le coût et les avantages

J'ai choisi la Leaf de première génération pour son rapport qualité-prix. Il existe différentes options et différents modèles, mais j'ai pris la SV, soit la plus équipée. Elle possède une prise à haute vitesse CHADEMO (pour les bornes, assez rares mais précieuses, qui sont surtout situés sur le bord des autoroutes), les sièges en cuir, un système de navigation, la caméra de recul, un ordinateur de bord, le Bluetooth, la radio satellite, les 4 sièges ainsi que le volant chauffants. Toutes des choses que je n'avais pas dans mon vieux bateau, en somme.

Il y a différents prix sur le marché et c'est bien important de vérifier, non seulement le kilométrage (24 000 pour la mienne) comme pour une voiture à essence mais également l'état de la batterie individuelle. Ce ne sont pas toutes les batteries qui ont la même capacité de recharge et tout comme la batterie de votre cellulaire (c'est ce qu'il y a dans la voiture, en gros, en format géant), les batteries d'un VE finissent par perdre de la capacité, ce qui est normal. La batterie de la mienne avait 12 barres sur 12, donc elle était encore à pleine capacité. J'en ai déjà vu à 10 barres; elles étaient moins chères un peu mais leur autonomie se voit ainsi réduite en conséquence. Et c'est différent pour chaque voiture, selon les habitudes de recharge et leur rendement, tout simplement.

La mienne m'a coûté 18 000 $. À ceci, je vais pouvoir déduire 4 000 $ de ristourne du gouvernement provincial, qui conduit (haha) présentement un projet pilote pour financer l'achat de véhicules verts usagés. Je suis par contre parmi les 100 dernières personnes qui demandent cette ristourne (il y en avait un maximum de 1 000 disponibles), avec un rythme qui semble ressembler à 20 demandes par semaine. Bref, ce montant n'est pas garanti, à moins que le gouvernement décide par la suite de rendre ce programme universel (comme pour le  8 000 $ retourné aux véhicules électriques neufs).

À cela s'ajoute le coût de la borne : il y a différents modèles à différents prix mais nous avons choisi la ChargePoint, achetée sur Amazon pour environ 850 $. L'installation a quant à elle coûté 450 $. Le gouvernement offre aussi une ristourne pour cet achat, soit 350 $ sur la borne plus 250 $ sur l'installation. Dans notre cas, c'est donc presque la moitié qui est financée : 600 $ sur 1 300 $.

Le coût estimé en électricité d'une recharge est de 0,01 $ par km, soit un peu plus de 1 $ pour une recharge pleine dans notre cas.

À part ça, je n'ai PLUS JAMAIS d'essence à acheter! Année après année, APRÈS ANNÉE. Et ces voitures demandent très peu d'entretien : on peut probablement calculer autour de 250 $ pour les prochains 5 ans.

L'auto vient aussi avec une "plaque verte" qui donne certains avantages : l'accès aux voies réservées sur les autoroutes, le passage gratuit sur les traversiers ainsi que sur les ponts payants au Québec.

 

Une auto américaine

Il n'y a pas tant de voitures électriques d'occasion sur le marché et c'est bien normal : les propriétaires tendent à les garder longtemps. Quand on s'est mis à chercher là-dessus, on s'est rapidement rendu compte que la très majorité de celles disponibles ici sont importées directement des États-Unis et correspondent à des retours de location.

C'est le cas de la mienne : elle vient d'une région rurale de l'Illinois. Les anciens propriétaires avaient oublié d'enlever leurs données personnelles sur le GPS! 😱 #anepasfaire

C'est tant mieux en fait parce que c'est l'une des conditions pour obtenir la ristourne de 4 000 $ : l'auto ne doit pas avoir déjà été immatriculée ici. La logique derrière est que le gouvernement ne veut pas subventionner deux fois la même voiture, mais avec pour résultat que l'importation devient presque systématique.

 

Les recharges

L'auto vient avec un fil qu'on peut brancher sur n'importe quel prise de maison; c'est une charge de niveau 1. Le temps de recharge est peu pratique au quotidien par contre : autour de 15 heures. Mais ça peut dépanner! C'est pourquoi on traîne toujours ce fil dans l'auto plutôt que de le laisser à la maison.

Avec notre borne de maison et pour les bornes publiques régulières (de niveau 2), le temps de recharge complet est d'environ 4 heures. Comme on vide rarement la batterie au complet, ça prend habituellement plutôt quelque chose comme 1:30 à 2 heures. Lorsqu'on recharge avec ce type de borne dans le réseau public, ça coûte entre 1 $ et 2 $ (c'est facturé au temps).

Avec une borne à haute vitesse (de niveau 3), le temps de recharge est de 20 minutes pour se rendre jusqu'à 80 % de la batterie, puis environ 10 minutes de plus pour compléter. Ce type de borne (qui existe juste dans le réseau public, je ne pense pas que personne a ça chez eux!) coûte entre 3 $ et 4 $. Il y a différents standards pour les niveaux 3 : le CHADEMO (pour les voitures japonaises), le CCS (pour les voitures américaines et européennes) et le Tesla. Les 2 premiers sont compatibles, mais pas celui de Tesla.

Pour avoir accès aux bornes publiques, il faut créer un compte avec le Circuit électrique et transférer de l'argent dans celui-ci au besoin. Une fois sur place, on cherche la borne spécfiique sur l'appli; une fois qu'on l'a sélectionné, celle-ci se dévérouille automatiquement.

 

L'autonomie

La grosse question que tout le monde me pose : quelle est son autonomie? Ça varie entre 130 et 135 km (je ne sais pas pourquoi, mais parfois quand elle est à 100 % ça indique 129 km, parfois 131, parfois 134, etc.) Et ça c'est en été : on peut prévoir 20 % de moins en hiver.

Non, ce n'est pas beaucoup si on compare aux modèles d'aujourd'hui! Disons que les Tesla sont dans une classe à part à cause de leur prix mais effectivement, en comparaison une Chevrolet Bolt de cette année offre environ 365 km d'autonomie! Par contre encore une fois, on n'est pas dans la même fourchette de prix.

Il faut se rappeller que la Leaf a été le premier VE (véhicule 100 % électrique) destiné au grand public sur le marché, en 2011. C'est le pari que Nissan a fait : aller de l'avant quand même pour occuper déjà le marché, même en sachant que la technologie allait changer/s'améliorer très vite.

 

Le principe du 90 %

Le réflexe de tout le monde à qui j'en parle est le suivant : "Ho... 130 km ce n'est pas assez, je ne peux pas faire Montréal-Québec (ou Québec-Montréal, ou Montréal-Ottawa, et ainsi de suite) avec ça. Je ne peux donc pas m'acheter ce genre de voiture".

Mais je trouve que même si cette manière de penser est très, très répandue (et ce n'est pas un reproche individuel, plutôt un paradigme de société), C'EST LE VOIR À L'ENVERS. Je m'explique. Ça revient au principe du 90 % dont j'ai récemment parlé sur Muramur,  et sur lequel j'aimerais aussi revenir bientôt sur ce blogue.

 À savoir qu'un des principes directeurs de ma vie, c'est de faire des choix en fonction du 90 % de mes habitudes (ça peut être 80 % et ça peut être 95 % aussi, vous comprenez ce que je veux dire) et non pas pour le 10 % restant, c'est-à-dire les exceptions.

Combien de fois allez-vous à Québec/Montréal/Ottawa chaque année? 2, 3, 4 fois?

Ce qui veut dire que disons 361 jours par année, ce genre de voiture répondrait parfaitement à vos besoins. Et ne coûterait rien en essence. Et n'émettrait aucun gaz à effet de serre.

Et que bien sûr que C'EST POSSIBLE DE FAIRE Montréal-Québec avec ce genre de voiture. Avec un inconvénient somme toute assez mineur quand on y pense : s'arrêter une fois pour recharger à une borne à haute vitesse.

Je sais que certaines personnes détestent devoir arrêter en chemin et "niaiser" sur la route... Mais c'est toujours une question de décider ce qu'on déteste le plus : ça quelques fois par année, ou l'essence à 1,30 $, 1,40 $... 1,55 $ (comme on a vu dans l'Ouest le mois passé) le litre?

 

130 km, ça donne quoi?

C'est vrai que cette autonomie n'est pas très grande et peut paraître insécurisante... Mais (sauf exception), elle est entièrement suffisante pour mes besoins.

  • Je travaille à la maison, donc pas d'itinéraire quotidien vers le bureau...
  • Mon conjoint a toujours une voiture à essence (il prévoit la changer dans 4 ans pour une autre électrique avec une plus grande autonomie, ce qui ne devrait plus être un très gros enjeu d'ici là) donc j'ai un backup. Dans le sens ou la semaine prochaine quand j'irai au Saguenay quelques jours avec les enfants, il va prendre la Leaf et me prêter la sienne. Parce que bien sûr que plus on fait une longue route, moins ça devient réaliste (4 à 5 recharges, c'est pas mal moins gérable, disons-le). Mais le truc, c'est que je vais au Saguenay une fois par année. Et que j'ai beau penser à d'autres longues routes du genre, mais il y en a très peu. On est allés à New York l'hiver passé, peut-être qu'on ira à Boston l'année prochaine? Tout ça pour dire qu'on demeure vraiment dans les exceptions, qu'il est très possible de gérer une à la fois.

On habite sur la Rive-Sud, à environ 20 km du centre-ville de Montréal. J'ai donc fait le test suivant, pour voir jusqu'ou une charge pouvait me mener.

Mercredi soir dernier, j'avais un événement au centre-ville. Je me suis stationnée à une borne et j'ai chargé mon auto à 100 %. 

  1. Je suis revenue à la maison.
  2. Le jeudi matin, je suis allée reconduire ma fille au camp de jour, à l'autre bout de notre (pas si grosse que ça) ville.
  3. Je suis repartie à Montréal (à l'est du centre-ville, pour une formation) et j'ai tourné en rond pendant environ 5 minutes avant de trouver un stationnement.
  4. Je suis ensuite allée directement dans le Vieux-Montréal pour une présentation-événement. J'ai tourné en rond pendant environ 10 minutes pour trouver un stationnement.
  5. Je suis revenue à la maison.
  6. Je suis passée à l'épicerie, puis au guichet (qui n'est pas très loin).
  7. Je suis allée chercher ma fille au camp de jour, puis je suis revenue à la maison.
  8. Le vendredi matin, je suis allée reconduire ma fille au camp de jour. Elle avait oublié son sac!
  9. Je suis revenue à la maison le chercher, je suis retournée le porter au camp de jour, puis je suis finalement revenue chez nous.

Et il me restait encore 18 % de batterie, ou 25 km d'autonomie! Ce qui aurait théoriquement été encore assez pour retourner à Montréal (même si dans les faits je ne l'aurais pas tenté, trop juste).

Ce genre de déplacement correspond pas mal à mon "pattern" typique. Des trucs à Montréal une ou deux fois par semaine, sinon, surtout des commissions et du taxi pour mes enfants! Personnellement, je trouve que c'est surtout ce qui est important : que la voiture me permette d'accomplir exactement ces transports quotidiens sans problème.

 

Les infrastructures

Beaucoup de gens s'inquiètent aussi de ne pas pouvoir recharger sur la route au besoin. La grosse majorité du temps, ce n'est pas une inquiétude fondée.

La première chose à comprendre, c'est que la quasi totalité des recharges se font à la maison (ou au travail, pour certains. Même une auto qui n'a pas une très grande autonomie en a habituellement bien assez pour faire une journée "normale" et charger à domicile la nuit (quand l'électricité est moins chère).

Les bornes publiques, elles correspondent (aussi) à l'exception! Ça aussi c'est un changement de mentalité à effectuer et un nouveau réflexe à développer, contrairement à l'essence -personne en effet n'a le loisir de faire le plein chez eux à volonté!

La deuxième chose à comprendre, c'est que les bornes, elles sont rendues là ou il faut. Il y a à peu près 1 500 bornes juste au Québec aujourd'hui! Incluant plus d'une centaine à haute vitesse. Et ça se sont uniquement les bornes publiques : on peut évidemment aussi supposer que la très grande majorité des gens qui ont un des 10 000 VE et des 11 000 véhicules hybrides en circulation au Québec (en date de la fin 2017) ont leur propre borne.

La seule chose qui change avec une voiture électrique, c'est qu'avant de partir faire un plus long déplacement dans un endroit qu'on ne connaît pas, il faut prévoir ou sont les bornes. Ce qui est très facile, soit avec une appli ou dans la voitures elle-même, qui possède aussi un engin de recherche dans son ordinateur de bord.

Quand on y pense, ça devait aussi être ça que les gens faisaient avec les voitures à essence il n'y a pas si longtemps, avant que le réseau routier se développe comme maintenant et qu'il y ait des stations-service partout. J'aime imaginer une conversation entre deux personnes en 1920, avec le premier gars qui dit : "Les voitures c'est l'avenir! Bientôt il y en aura partout! Et c'est beaucoup moins compliqué qu'on pense de remettre de l'essence! Faut juste le prévoir un peu..." Et le 2e gars qui est plutôt comme : "Ouin, je vais garder mon cheval. Je suis habitué à lui, après tout. Mon cheval est fiable. Il va partout. C'est vraiment facile de le faire manger!"

 

La conduite dans la vraie vie

Bien qu'elle ne soit pas aussi "cute" et puissante que la BMW i3 qu'on a aussi essayé (et qui était 13 000 $ de plus, même usagée), j'ai été agréablement surprise de la Leaf. Elle est spacieuse et plutôt luxueuse, bien équipée et bien pensée, elle répond bien et elle est agréable à conduire. Ce qui surprend le plus à prime abord évidemment, c'est à quel point elle est silencieuse! Tellement qu'il faut faire attention parce que les piétons ne l'entendent pas venir.

En gros, sa conduite est tout le contraire de celle d'une voiture à essence :

  • Alors que la voiture à essence offre son meilleur rendement sur l'autoroute, le VE est à son meilleur en ville, avec des arrêts fréquents. La batterie se vide beaucoup plus vite à haute vitesse.
  • Alors que la voiture à essence peut gaspiller beaucoup de carburant dans le traffic, le VE ne consomme à peu près pas d'énergie dans ce temps-là. C'est un point très sécurisant : si la voiture me donne une distance et un pourcentage de batterie vers une destination, je sais que je ne tomberai pas en panne même si j'attends lontemps de pare-choc à pare-choc pour prendre le pont. Son estimation va être fiable parce qu'elle se mesure réellement en distance (sans avoir besoin de tenir compte du facteur temps avant que le réservoir d'essence se vide).
  • Contrairement à un moteur à essence qui peut prendre quelques secondes pour "répondre" lors d'une accélération, dans le cas d'un VE c'est vraiment comme un interrupteur : il est soit fermé, soir ouvert. Quand il est ouvert, ça répond immédiatement!
  • Il y a un mode Éco, qui rend la voiture moins "nerveuse" un peu, mais permet d'allonger l'autonomie (d'environ 10 km). J'ai seulement besoin de l'activer lorsque mes km sont comptés.
  • Il n'y a pas de vitesses : seulement un P, un R et un D. Ha, et il y aussi un mode "B" pour la conduite, qui permet de récupérer une petite partie de l'énergie du freinage pour regénérer la batterie. (Mais c'est assez infime). On active ce mode plus en ville que sur la route.
  • L'air climatisé (et le chauffage, qu'on n'a pas encore expérimenté) jouent sur l'autonomie;  difficile à éviter en ce moment par contre avec l'été de canicule qu'on connaît!
  • Par contre, mon modèle de Leaf a la particularité d'avoir un panneau solaire sur le toît qui sert à alimenter les autres accessoires! Je ne connais pas les chiffres exacts, mais dans le meilleur des cas ça permet de les enlever carrément de l'équation de l'autonomie.

En fin de semaine dernière, on a été invités à un BBQ à St-Roch-de-l'Achigan, soit à 75 km de chez nous. On aurait pu prendre la voiture à essence et ne pas se "donner le trouble", mais on a eu envie de tester la Leaf. Il n'y avait pas de borne dans ce village mais il y en avait une à haute vitesse juste à côté, à St-Esprit. Ça nous a permis de réaliser que :

  • Effectivement, l'autonomie est plus réduite un peu lorsqu'on ne fait que de l'autoroute
  • L'air climatisé a enlevé environ 15 km d'autonomie en une heure (mais il faisait 35!)
  • À la fin, nous l'avons fermé et nous avons plutôt ouvert toutes les fenêtres. Pas l'idéal mais ça ne devrait pas non plus être une situation très fréquente.
  • Une fois arrivés à la borne, il y avait déjà quelqu'un en train de charger et une 2e voiture qui attendait! Notre 20 minutes est donc devenu 1 heure. Mais il y avait un dépanneur/Tim Horton's/Subway, donc de quoi occuper les enfants un peu, plein de monde qui passait et beaucoup de gens sympathiques qui sont venus nous parler de notre auto et nous demander comment ça marchait (et qui sont même allés chercher des Pops glacés pour les enfants).
  • C'était notre première fois à une borne CHADEMO et ça nous a aussi permis de réaliser que contrairement aux bornes régulières qui vont jusqu'à 100 %, celles à haute vitesse s'arrêtent automatiquement à 90 %.

C'était un autre bon test sur la route, pour nous permettre de mieux comprendre à quoi nous attendre. Nous prévoyons faire le test aussi pour Québec à la fin de l'été.

 

Un VE en 2018, c'est pour qui?

Si vous travaillez sur la route, si vous faites le Parc de la Vérendrye vraiment souvent, si votre conjoint habite à 200 km et que vous y allez toutes les fins de semaine, si vous faites énormément de chemins peu balisés avec votre camion pour vous rendre dans un territoire de chasse ou de pêche, etc... Bien, c'est probablement mieux de garder votre auto à essence, encore quelques années au moins! (Ou d'acheter une Tesla, mais disons que ce n'est pas à la portée de toutes les bourses).

Mais je suis certaine que la majorité des gens n'ont pas une situation bien différente de la nôtre : pas tant de déplacements longs (ou alors des déplacements prévisibles avec chargement possible), une autre voiture sur laquelle compter pour gérer les exceptions, etc. Avec le prix de l'essence, les subventions du gouvernement, les infrastructures qui sont désormais adéquates, etc. c'est devenu tout à fait possible et réaliste pour une famille de faire le saut dès maintenant.

Particulièrement lorsqu'on sait que la technologie va continuer de s'améliorer et que dans deux ans, les bornes à haute vitesse vont peut-être charger en 15 minutes plutôt qu'en 25. Dans 5 ans, ce sera probablement en 7 minutes, ce qui revient à la même chose qu'un arrêt pour faire le plein. Pensez-y!

L'acceptation de soi 💓

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Poêlée de légumes d'été au bacon

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