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Bienvenue! Ici on parle surtout de bouffe, de style, de la vie à la maison... J'espère que vous vous plairez!

Mon alimentation bizarre/pas bizarre

Mon alimentation bizarre/pas bizarre

PREMIÈRE NOTE : Cet article est le 3e d'une série, après le début de mon entraînement BodyBoss et après une mise à jour 6 mois plus tard. Voici la dernière partie sur mes habitudes alimentaires, parce que l'exercice physique et l'alimentation, ça va vraiment de pair. J'ai souvent entendu dire que c'est 80 % alimentation et 20 % exercice dans n'importe quel programme, alors on peut imaginer l'importance.


DEUXIÈME NOTE super importante : Je n'essaie absolument pas de vous convaincre ici d'adopter la même alimentation que moi. Je dirais même plus que je ne pense PAS que c'est LA bonne alimentation pour tout le monde et la seule qui est valable! Certaines personnes ont, j'en suis convaincue, besoin de certains nutriments plus que d'autres et ont une physionomie mieux faite pour métaboliser ceux-ci.

On n'a qu'à regarder les athlètes professionnels, qui sont en super forme et au top de leur sport : certains ont une alimentation plus traditionnelle, élevée en glucides. D'autres sont paléo. D'autres sont véganes. D'autres sont sans gluten, etc. Ce sont toutes des alimentations complètement différentes et ces gens arrivent pourtant au même résultat. Je ne crois donc pas qu'il y ait une seule solution qui marche pour tous.

Je voulais quand même écrire ceci surtout pour susciter la réflexion à savoir qu'il est possible de déroger des recommandations "traditionnelles" afin de trouver une alimentation qui nous convient vraiment, qui nourrit notre corps et le fait sentir tout simplement bien. Ce qui vous fait sentir bien pourrait être complètement différent de ce qui marche pour moi par contre!

Si vous voulez changer votre alimentation, ne vous fiez pas uniquement sur ce billet! Et consultez un professionnel de la santé.


 

TROISIÈME NOTE : Je mets les mots "bons aliments" et "mauvais aliments" entre guillemets ici... Parce que je crois qu'aucun aliment ne doit être démonisé. Je ne suis pas dans une logique de restriction ou d'interdiction, et je mange de tout. L'idée générale est simplement de privilégier les aliments QUI ME FONT SENTIR BIEN.


Je suis omnivore. L'année dernière j'ai expérimenté avec le pesco-végétarisme, mais ça n'a pas duré, pour plusieurs raisons que j'expliquerai peut-être plus tard dans un billet. Je dirais que la raison principale, c'est que ça ne me faisait pas sentir bien.

C'est une drôle de notion je sais, de parler comme ça de l'effet qu'ont les aliments sur nous. Et je ne parle pas seulement des effets digestifs, ce n'est pas ça, vraiment plus de mon état général. Je pense que tout simplement, je suis beaucoup plus sensible à ça que bien des gens. Depuis que je suis ado, je remarque beaucoup les aliments qui me font sentir toute croche. Je me souviens encore de mon premier voyage en France, à 17 ans. Nos accompagnateurs allaient toujours nous chercher des gourmandises comme des pains au chocolat le matin et tout le monde n'arrêtait pas de dire à quel point c'était bon! Moi, ça me faisait sentir juste immédiatement faible et étourdie, j'avais de la misère à fonctionner durant la journée et j'étais dans un mauvais état en général. C'est encore comme ça : je ne dis pas que de temps en temps je ne me laisse pas tenter par une excellente pâtisserie lors d'un brunch, mais j'en paie toujours le prix. Donc farine blanche + sucre le matin pour moi : c'est non.

J'essaie encore souvent d'en parler autour de moi et je vois beaucoup de regards un peu incrédules là-dessus. "Qu'est-ce que tu veux dire que certains aliments te font sentir bien ou pas bien?" Je sais que c'est moi qui suis bizarre d'avoir fait tout une réflexion là-dessus et un gros cheminement dans ma tête au fil des années, c'est un peu intense, haha! Mais je me suis toujours intéressé à ça : j'en ai d'ailleurs déjà parlé sur Fraichement Pressé et j'ai même fait une entrevue à la radio l'hiver dernier à ce sujet.

 

Alors, mon alimentation?

Au fil du temps, de mes lectures et de mes discussions avec d'autres personnes, j'ai finalement élaboré différentes constatations et principes qui constituent encore la base de mon alimentation. Les voici en gros :

  • Plus je mange des protéines, mieux je me sens.
  • Les recommandations habituelles sur les glucides (autour de 60 % de notre apport quotidien en nourriture) ne me conviennent pas du tout. En manger autant me fait sentir lourde et ballonnée, mais aussi et surtout faible et peu énergique, avec de la difficulté à me concentrer.
  • J'ai une certaine sensibilité au gluten, même si j'en mange quand même (j'aime trop le bon pain, de temps en temps). Encore plus que le gluten par contre, ça semble être une question d'index glycémique pour moi (vous souvenez-vous du Dr. Montignac?), c'est-à-dire que le pain (ou les pâtes) au blé entier et moins transformées me font mieux que le pain blanc.
  • Les "bons" gras me sont définitivement bénéfiques. Les "mauvais" (genre la friture, les viandes très grasses, etc.), pas du tout.
  • J'essaie le plus possible de manger des aliments simples, entiers, frais. Je fais mes propres recettes le plus possible, c'est devenu avec le temps un peu ma marque de commerce. J'achète très peu d'aliments transformés (mais oui de temps en temps, je me bourre de chips!)
  • Je choisis si possible des aliments remplis de bonnes choses et de nutriments qui m'aident, donc qui ont une bonne "densité énergétique" : des légumes verts et des légumes feuilles (mon habitude de la #saladepourdiner me fait un bien fou!), des noix, des patates douces, du poisson, etc.
  • J'achète aussi bio quand je peux et que ça a du sens, mais je ne suis pas rigide là-dessus non plus.
  • Mon repas idéal, qui me fait sentir au top, c'est des protéines + des légumes verts. C'est donc exactement ce que j'ai essayé de m'amener à manger au moins une fois par jour avec mes salades le midi!
  • Le sucre n'est pas mon ami, il ne l'a jamais été. Bien sûr que je mange des biscuits et des desserts à l'occasion, c'est dur de résister. Mais je sais que ça ne me fait absolument rien de bon. Genre, ça me donne immédiatement des idées noires et ça me met dans un état mental plus fragile, ce n'est pas une joke.

Je tiens à dire ici que je ne suis ni une diète paléo (qui ne comporte aucune céréale, légumineuse ni produit laitier) ni une diète cétogène (majoritairement axée sur le gras et avec à peine assez de glucides pour survivre). Mis à part les aliments transformés que je limite, je mange de tout! C'est juste une question d'ajuster les quantités.

 

Jusque là, rien de si pire que ça...

Oui je sais, mais mes choix font quand même sourciller quelques personnes. Voici pourquoi.

  • Je mange beaucoup d'oeufs. Presque tous les jours. Certaines personnes en ont encore un peu peur, à cause du cholestérol et tout. Mais on le sait maintenant, le cholestérol que l'on mange n'a pas vraiment d'impact sur le cholestérol sanguin. J'adore les oeufs, parce que ça me fait sentir bien, c'est une alternative intéressante à la viande et une protéine d'excellente qualité, très rassasiante, pleine de bonnes choses comme des vitamines et de la choline. Quand on parle de "densité alimentaire," les oeufs en sont un super bon exemple.
  • Je mange beaucoup d'avocats. Et parfois même un avocat entier en un repas. Allooo les calories et le gras n'est-ce pas?
  • Je ne limite pas vraiment l'huile ou la vinaigrette. Je ne noie pas non plus ma salade dedans, mais je n'ai jamais été de ceux qui pensaient que moins il y en avait, mieux c'était pour la santé. Je fais mes propres vinaigrettes par contre, on s'entend!
  • Je ne mange pas nécessairement des produits céréaliers à chaque repas. J'en mange habituellement une portion le matin (souvent des craquelins de seigle entier mais aussi des fois du gruau ou une toast de blé entier) et parfois (mais pas toujours) une petite portion le soir. Mes collations appartiennent habituellement aussi à d'autres groupes alimentaires, alors je ne me reprends pas là-dessus. On est loin des 6 à 7 portions recommandés dans le Guide alimentaire canadien! Si je mangeais ça, je serais dans un état terrible pour vrai. Carrément malade, j'en suis certaine.
  • Je mange plus de protéines que c'est recommandé. Ça varie, mais je dirais généralement entre 90 et 130 grammes (donc autour de 110 grammes en moyenne) par jour. Ça c'est quelque chose que je mange à tous les repas!

 

Mais... qui dit protéines dit beaucoup de viande?

Pas tant que ça. Je ne suis pas plus carnivore qu'avant. Je mange toujours peu de viande rouge et de viandes transformées. Au Mexique durant la semaine de Relâche j'ai commandé par erreur un gros steak au resto, je pensais que c'était autre chose, le menu était en espagnol et vraiment pas clair. Quand l'assiette est arrivée, toute la famille (ma famille élargie là, mes parents, mes soeurs en plus de mon chum et de mes enfants...) m'ont regardé avec les yeux écarquillés et sont partis à rire comme des fous tellement ce n'est pas moi. Je l'ai mangé, mais pour de vrai je ne sais pas c'était quand la dernière fois avant ça.

Mes sources de protéines préférées, dans l'ordre : le poisson, les fruits de mer, les oeufs, le poulet, les noix, le quinoa, les légumineuses, le fromage cottage, les autres fromages, les fèves edamames, le yogourt grec, le tempeh et le tofu. Occasionnellement, surtout parce que je vis avec 3 personnes qui ne mangent pas nécessairement comme moi et n'ont pas à le faire, je complète aussi avec un peu de porc et de canard (qu'on aime beaucoup), et encore plus rarement, du boeuf (comme de la viande hachée). Il y a aussi un peu de protéines ici et là dans plein d'autres aliments; à la fin de la journée ça peut donc ajouter disons 10 à 15 grammes "gratuits".

 

Mais... les glucides?

Même en mangeant peu de produits céréaliers, je mange quand même des glucides, surtout dans les légumes et les fruits. À la fin de la journée j'arrive habituellement à quelque chose comme 35 % à 40 % de mon apport quotidien. C'est moins que les 50 % à 60 % recommandés, mais ça semble être l'idéal pour moi. Dès que je dépasse ça (et ça arrive), je ne me sens pas bien.

Je sais qu'on dit souvent que les glucides et surtout les céréales sont "le carburant préféré de notre cerveau"... Je sais aussi que beaucoup de gens se sentent terriblement mal s'ils n'en mangent pas beaucoup.

Mon cerveau et mon organisme en général semblent juste fonctionner un peu différemment? Dans mon cas ce sont réellement les protéines qui ont cet effet sur moi. Exemple : je me sens sur le bord de défaillir le matin, puis je prends mon shake (20 à 25 grammes de protéines, pratiquement pas de sucre et très peu de glucides) et 2 minutes après mon esprit est clair, je suis focusée, je suis prête à aller courir 50 minutes full pin.

 

Mais... les calories?

Je me préoccupe peu des calories. Pas dans le sens que je mange 5 000 calories par jour et que je m'attends à rester en santé... Mais dans le sens que, partant du principe que je mange plutôt bien en général, ce n'est pas une information très importante pour moi. Je ne m'empêche pas de manger un aliment que je considère bon pour moi parce qu'il est calorique (l'huile d'olive, les noix et les avocats, c'est exactement ça).

(Parenthèse, parce que je ne mène pas une existence monastique : de temps en temps, je ne m'empêche pas non plus de manger quelque chose de vraiment-pas-bon pour moi (de la poutine, des beignes, une grosse pointe de tarte, un burger et des frites, des fish'n'chips) parce que c'est calorique non plus. Je l'apprécie sur le coup, je dors mal cette nuit-là, le lendemain j'ai de la misère à mettre mes bagues (je fais immédiatement de l'inflammation à ce point lorsque je mange ce type de mélange friture/farine raffinée/sel) et puis on revient à la normale, je n'en fais pas de cas.

Je ne suis pas nutritionniste ni experte là-dedans, mais mon idée générale après pas mal de recherche, c'est que la science autour des calories est loin d'être exacte. Pourquoi sinon certaines personnes peuvent systématiquement surmanger sans prendre de poids et que d'autres en prennent même en mangeant moins que leurs besoins? Oui il est possible de mesurer 100 calories de brocoli et 100 calories de gâteau industriel emballé individuellement, mais dans l'absolu les deux ne se valent pas du tout.

J'ai l'impression que c'est bien plus une question de métabolisme, de densité des aliments, de la capacité du corps à les métaboliser, du temps de la journée quand on mange certains aliments (état de jeûne le matin, fluctuation des hormones), de la santé de notre microbiome, etc.

De plus en plus de sources affirment maintenant que ce n'est pas vrai qu'on perd (ou prend) une livre pour chaque 3 500 calories en déficit ou en surplus. Je crois qu'un simple calcul mathématique ne peut pas résoudre ça pour chaque personne. C'est beaucoup plus compliqué que ça!

 

Manger comme une endomorphe

Dans mon billet précédent j'ai aussi parlé des types morphologiques et du fait que comprendre que j'étais endomorphe a été très bénéfique pour moi.

Quand j'ai commencé à lire là-dessus, ça m'a fait énormément plaisir de voir que l'alimentation "idéale" (personne n'a une alimentation idéale, on s'entend) pour une personne endomorphe correspondait presque en tous points à mes observations et mon cheminement là-dessus. Tiens-tiens, mes intuitions étaient donc fondées alors?! Yeesss, bingo!

C'est-à-dire, selon les sources que j'ai trouvées :

  • Les endomorphes devraient manger moins de glucides un peu que les deux autres types morphologiques, parce qu'ils sont naturellement prédisposés à y être sensibles et à "crasher" quand ils en mangent trop.
  • Les endomorphes devraient augmenter leur teneur en protéines, étant donné que c'est le type morphologique qui a le plus de difficulté à développer de la masse musculaire et que les protéines sont essentielles pour y arriver.
  • C'est assez difficile à appliquer jour après jour, mais les endomorphes devraient essayer d'avoir un certain équilibre entre les trois macro-nutriments, c'est-à-dire manger à part égale (30 % à 35 %) des protéines, des glucides et des (bons) gras chaque jour.
  • Les aliments les plus "problématiques" au quotidien pour un endomorphe : farine blanche (pain, pâtes), sucres et alcool.
  • Les aliments intéressants pour conserver un taux d'insuline le plus constant possible durant la journée (je parlais d'index glycémique plus haut, ça revient à ça) : grains entiers comme de l'avoine, du riz brun ou du quinoa, féculents denses comme des patates douces, légumes verts et "fibreux" (vive le kale!), fruits comme les petits fruits et les bananes (que je mange beaucoup).
  • Les endomorphes ne devraient pas avoir peur du gras! Les bons gras ne font pas engraisser, ils permettent plutôt de faire baisser le taux de gras habituellement élevé chez un endomorphe. Les noix et les beurre de noix, le poisson, les avocats et l'huile d'olive sont tous d'excellents aliments pour ça. Prendre un supplément d'huile de poisson est même recommandé (j'en prends un tous les jours, c'est un cocktail d'oméga 3 et de vitamine D).

 

Connaissez-vous votre propre type? Qu'est-ce qui vous surprend ou vous questionne dans ce billet?

Petits pains express

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