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Mon repas pré-course préféré

Mon repas pré-course préféré

Quand on participe à des courses officielles ou encore qu’on se prépare pour des “long runs” durant un programme d’entrainement, ce qu’on mange dans les quelques jours précédents, c’est très important. Au début, je suivais le conseil général de “carb loading,” c’est-à-dire de se bourrer de féculents la veille d’une course. Habituellement, je mangeais des pâtes, parce que c’est ce qu’on voit le plus souvent. Mais aussi, par exemple, des croissants ou autre aliment du genre.

Et je me sentais… épouvantable. Lourde, sans aucune énergie ni capacité de performer. Manifestement, ça ne fonctionnait pas du tout pour moi! C’était au début de ma prise de conscience que mon alimentation n’avait pas besoin d’être comme celle de tout le monde, mais devrait plutôt graviter autour des aliments qui me font sentir bien! Et je n’ai fait que le confirmer depuis : des pâtes, c’est probablement une des choses qui me font sentir le moins bien. Mais aussi, je l’ai compris, j’ai besoin de beaucoup de protéines et je ne crois pas qu’on doive avoir peur du gras (du “bon” en tout cas).

The Feed Zone

J’ai depuis lu un livre qui a beaucoup réorienté ma philosophie sur l’alimentation sportive : ça s’appelle “The Feed Zone” et c’est écrit par le Dr. Allen Lim, un physiologiste et nutritionniste sportif qui a entre autres travaillé avec beaucoup d’équipes de vélo d’élite, participant au Tour de France et autres compétitions extrêmes du même genre. C’est un heureux hasard qui m’a mené jusqu’à lui : mon chum faisait beaucoup de vélo à l’époque (il y a 5 ou 6 ans) et il achetait du Gatorade pour ses longues sorties. Je fronçais les sourcils chaque fois : ça ne me rentrait pas dans la tête que ça puisse être bon pour nous, du liquide bleu fluo sucré? J’ai raconté le reste sur Fraichement Pressé mais en gros, je voulais qu’il trouve une solution un peu mieux… Et il a trouvé le Skratch : un genre de Gatorade mais naturel -et très bon au goût! Ça se vend en poudre qu’on mélange soi-même en plus, donc pas de bouteilles de plastique.

Et bien, c’était le Dr. Lim qui avait développé la recette (et la compagnie), en expérimentant avec ses cyclistes. One thing then led to another.

Le retour des “vrais aliments”

Ce qu’il racontait dans “The Feed Zone” me rejoignait beaucoup : c’était à quel point la nutrition sportive de haut niveau était pourtant peu adaptée aux besoins des athlètes -et basée essentiellement sur des produits transformés ainsi que des nutriments pas tout à fait optimaux -surtout le sucre raffiné et la farine blanche. Sur le terrain, il s’était rendu compte par exemple à quel point beaucoup d’athlètes qui faisaient ce genre de Tour souffrait de graves problèmes intestinaux et de “gut rot,” c’est-à-dire des crampes, ballonnements et une sensation que quelque chose ne fonctionnait vraiment pas!

Le truc, c’est que ces athlètes dépensent tellement d’énergie qu’ils doivent manger tout le temps, alors ils accumulent les barres, les boissons sucrées, les gels de sucre concentré et autres toute la journée. À une certaine époque en tout cas, il raconte aussi qu’à l’arrivée des étapes, ce qui attendait les athlètes était souvent d’immenses plateaux de sandwichs au jambon faits avec de la baguette : rien de super nourrissant là-dedans!

C’est certain qu’à ce niveau (et pour tous les sportifs/athlètes, même ceux du dimanche comme moi), le sucre et les féculents simples, qui procurent de l’énergie “rapide” demeurent importants! Mais le Dr. Lim trouvait que les obtenir avec du Gatorade, du Coke ou des barres remplies de sirop de maïs à haute teneur en fructose, c’était pas fantastique.

Il a donc complètement changé la diète de ses athlètes, d’abord en remplaçant le blé par du riz (il est d’origine chinoise, c’est rempli de sens) et en ramenant “de vrais aliments,” entiers, peu transformés et remplis de nutriments, avant, pendant et après les entraînements et les courses. C’est comique : il fait par exemple des petites pochettes de pommes de terre rôties avec du parmesan et de la sauce soya que les althètes mangent comme ça pendant qu’ils sont sur le vélo! Au début, ses “gars” faisaient rire de lui, mais depuis beaucoup d’équipes ont changé leur philosophie aussi.

Essayez le riz au lieu des pâtes!

Bref, depuis que c’est ce que je fais aussi, je ne peux pas vous dire à quel point je me sens mieux pendant mes courses. Ce repas est donc 100 % inspiré de lui -et ça fonctionne numéro 1 pour moi!

La veille d’une course, au souper, je me fais donc une grosse assiette qui ressemble à ceci :

  • du riz (féculent simple)

  • 3 oeufs brouillés (protéines de bonne qualité et très digestibles)

  • 1 avocat (bon gras et vitamines)

  • De l’assaisonnement au soya de type Dr. Bronner (c’est une version moins salé de la sauce soya, mais qui contient des acides aminés et des électrolytes)

  • Du gomasio (c’est tout simplement un assaisonnement avec du sel de mer, des graines de sésame et des algues; on pourrait très bien ajouter chacun de ces éléments séparément -par exemple, déchiqueter des feuilles d’algues Nori pour les sushis. Ce n’est pas essentiel non plus! Mais ça amène de l’iode, qui a un petit effet sur l’endurance)

  • Du sriracha (pour le goût!)

Le lendemain matin juste avant une course, ma nutrition va ressembler à ceci :

  1. Déjeuner avant de partir, consistant sans être trop lourd :

    -une gaufre maison fait d’un mélange de farine de blé entier ou d’épautre et de farine de coco. Pas de garniture sucrée (sirop ou autre).

    -un smoothie qui contient de la poudre de protéines et du jus de betteraves (qui à cause de son apport en nitrites permet une petite amélioration de la performance).

2. Première collation sur place, environ 1 heure avant la course :

-deux oeufs cuits durs, préparés la veille avec la coquille déjà enlevée, dans un sac Ziploc.

3. Deuxième collation sur place, une quinzaine de minutes avant la course :

-une banane

Il faut aussi être bien hydraté, sans exagérer parce que courir les toilettes sur le parcours, c’est pas super!

Dans ma ceinture durant une course, je traine une barre Cliff et c’est tout. Je n’ai jamais eu à la manger par contre, c’est plus un truc psychologique de “sécurité”. Mais une fois je l’ai donné à une dame sur le bord du chemin qui manquait sérieusement de jus!

Même durant un demi-marathon je n’ai jamais trainé plus que deux bouteilles d’eau de 300 ml. Je bois quelques gorgées chaque fois qu’il y a une station d’eau. C’est beaucoup plus important de boire régulièrement (quelques gorgées chaque 5 à 10 minutes) que de boire BEAUCOUP. (À moins qu’il fasse plus de 25 degrés, là c’est une autre histoire!)

Vivre pour le 90 %

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Comparaison de boîtes repas : HelloFresh et GoodFood

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