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Courir l'hiver

Courir l'hiver

Mise à jour (janvier 2018) : Je voulais ajouter que depuis que j'ai écrit cet article, j'ai profité des soldes d'après Noël et je me suis achetée quelques nouveaux items.

  • Un nouveau coupe-vent (le mien commençait réellement à sentir moins bon).
  • Des pantalons de ski de fond, qui sont un bon hybride entre des simples leggings et des pantalons d'hiver plus chauds. Ils sont étroits, un plus épais que mes leggings, mais ils sont doublés et le devant a une petite couche à l'épreuve du vent, qui ressemble un peu à du néoprène. C'est super!
  • Des mitaines : J'ai réalisé que mes gants, c'était correct à -5, mais qu'à -15 dans le fond je passais la moitié de ma course à fermer les poings à l'intérieur, tandis que les doigts pendaient. Donc, pas l'idéal! Mes nouvelles mitaines sont en simple polar doublé, parfaites pour les courses au grand froid! (Ce matin je les ai essayées à -5 et j'avais trop chaud par contre).

Ça fait maintenant 5 ans que je cours l'hiver 3 à 4 fois par semaine; à la longue j'ai appris plusieurs petits trucs qui pourraient peut-être être utiles à certaines (et certains) qui souhaitent se lancer mais trouvent ça intimidant?

1. La température

Jusqu'à moins combien je vais courir? Je dirais que ma limite est -18. Je suis déjà allée deux fois à -19/-20 (à Québec et au Saguenay) pour de courtes courses, mais ce n'est juste pas le fun. À Montréal en tout cas, les journées plus froides que ça sont assez rares, heureusement.

2. L'eau

C'est assez simple : l'hiver, je n'apporte pas d'eau. Jamais. C'est rare que je fais de très longues course l'hiver, mais une fois j'ai fait 18 km à la fin-mars dans une tempête de neige sans eau, et c'était bien correct. Sérieusement, on ne risque pas de se déshydrater l'hiver! Je bois un bon verre d'eau avant de partir et un autre en revenant.

J'aime traîner le moins de "bébelles" possible. Parfois je vois des gens qui ont 4 bouteilles d'eau autour de la taille pour courir quelques km péniblement et je me dis que peut-être ils/elles aimeraient plus la course si ils/elles savaient que tout ça n'est pas nécessaire? Je n'aime pas non plus l'effet lorsqu'il fait très chaud et que je dois boire beaucoup, puis que je sens tout ce liquide balloter dans mon estomac pendant que je cours. Bleurgh!

3. Les chaussures

Quelqu'un m'a déjà posé la question : oui, on a besoin de chaussures différentes pour courir l'hiver. Elles sont plus imperméables et couvrent un peu plus le pied (pas beaucoup) et bien sûr elles ont des sortes de mini-crampons qui permettent de déraper un peu moins sur la glace.

Les miennes sont des Salomon Snowcross. Comme je cours moins longtemps avec celles-ci que celles "d'été", je les porte pendant 3 hivers (alors que je change les autres à chaque printemps). C'est un ajustement de courir avec ces chaussures d'hiver, en tout cas pour moi qui est habituée à des espadrilles plus "minimalistes" en temps normal. Elles sont plus lourdes et comme la semelle est plus épaisse, on sent moins notre foulée, donc il faut porter un peu plus attention au début pour ne pas frapper le sol trop fort.

Il existe aussi des semelles crampons en caoutchouc qu'on peut mettre directement sur les chaussures d'été. Elles ne sont pas chères mais je ne les recommande pas vraiment. Elles s'usent très rapidement et ne tiennent pas parfaitement bien; j'en ai déjà perdu une en chemin. Pas d'avance; il avait pas mal neigé alors je ne l'ai jamais retrouvée.

4. Les vêtements

Après 10 minutes de course, on a l'impression qu'il fait beaucoup plus chaud qu'en réalité. Environ 10 degrés de plus, ce qui est énorme! Il est donc très important, même l'hiver, de ne pas s'habiller trop chaudement! J'ai différents "kits" que j'agence selon la température, mais je suis beaucoup moins habillée que si je vais skier ou juste marcher dehors...

La clé : les couches. Voici ce que je porte pour une course de 40 minutes à -10.

  • Sous-vêtements
  • Couches de base, en bas et en haut (des combines)
  • Legging de course, si possible avec un tissu un peu plus épais
  • Chandail de course un peu plus chaud
  • Bas chauds en mérinos
  • Coupe-vent de course
  • Cache-cou, tuque légère et gants moyens (ou passe-montagne sous ma tuque quand il fait VRAIMENT froid/que le vent est piquant/qu'il neige pas mal).

J'ai donc : deux épaisseurs de vêtements normaux (pas extra-chauds) en haut et en bas et JUSTE UN COUPE-VENT. Le coupe-vent en question a même des petites ouvertures en arrière pour permettre au corps de ne pas accumuler trop de chaleur.

Voici ce que je n'ai pas : un gros manteau d'hiver. Une grosse tuque en laine. Des gros gants très épais. Quand il fait froid mais qu'on se dépense beaucoup, on sue quand même. Et rapidement, cette sueur devient froide et désagréable. C'est pourquoi c'est important de trouver l'équilibre entre être correctement couvert mais ne pas avoir trop chaud.

La seule exception : les chaussettes. Celles-ci doivent être formulées pour l'hiver et le froid. J'adore la laine mérinos; ça rend les bas très confortables, chauds mais pas trop épais non plus.

5. Le meilleur truc pour les vêtements

Selon mon expérience, ce qui fait la plus grande différence entre se sentir bien et geler, ce n'est pas les vêtements en tant que tel. C'est de s'assurer qu'il n'y a aucun endroit ou l'air froid peut s'infiltrer! Je m'habille donc en étapes :

  1. J'enfile la couche de base
  2. Je mets mes chaussettes, qui vont par dessus les combines
  3. Je rentre le chandail dans les combines
  4. Je mets la 2e couche de vêtements, les leggings par-dessus les chaussettes, le chandail par-dessus la couche de base.

Comme toutes les couches sont ainsi intercalées, il n'y a aucun mm de peau qui peut être exposé à l'air : ni aux chevilles, ni la taille. C'est important de faire la même chose avec le cou (rentrer le cache-cou dans le col du manteau afin qu'il ne se déplace pas) et les poignets (porter les gants par-dessus les manches du coupe-vent).

6. Mettre à profit les détails techniques

J'entends souvent dire que ce qui est bien dans la course, c'est qu'on a besoin d'aucun équipement particulier. Et c'est vrai... Dans un sens. On peut aller courir, même l'hiver, avec des pantalons de coton ouaté et un t-shirt à manches longues sous un manteau. Mais... Croyez-moi,  ça devient beaucoup plus agréable quand on achète quelques vêtements techniques spécialisés. Pour quelqu'un qui s'entraine autant (6 fois par semaine, minimum 5), je suis assez minimaliste; je n'ai même pas assez de vêtements pour faire tous les jours de la semaine sans les laver. Je n'ai qu'un seul coupe-vent, que je porte depuis 2013. Ceci n'est donc pas une invitation au consumérisme effrené, c'est juste que ces vêtements sont réellement bien pensés et valent la peine.

Par exemple, pour celles (et ceux!) qui ont les cheveux longs, un bandeau ou une tuque avec un trou pour la queue de cheval, c'est un must. Juste, beaucoup plus confortable. De même que des chandails (et manteaux) qui ont des manches plus longues avec un trou pour y insérer le pouce. Non seulement le vêtement tient mieux ainsi pendant toute la course, mais c'est un moyen de plus de s'assurer que l'air ne rentre pas (voir ci-haut).

Même chose pour les pantalons; ne faites pas comme moi, qui au début ai couru pendant plusieurs mois avec des pantalons de "yoga" à l'ancienne mode, c'est-à-dire avec les jambes légèrement évasées (plutôt qu'étroites). Mon Dieu que ça va soudainement mieux quand on découvre l'aisance de courir sans avoir aucun excédent de tissu au niveau des chevilles.

Même chose pour les manteaux/coupes-vent : ceux faits pour courir l'hiver auront des caractéristiques exactement faites pour ça : capuchon avec un élastique qui permet de bien le cintrer autour du visage au besoin (quand il grêle!) sans pour autant que ça tire, doublure en filet qui aide un peu à évacuer la sueur, ouvertures stratégiques, poches parfaites -pour le téléphone, pour les clés, etc. Il y a même parfois des crochets pour faire tenir les écouteurs en place.

De plus, l'autre avantage de ces vêtements techniques, c'est leur tissu. Ce dernier sèche vite, respire, conserve la chaleur, etc. Tout ce dont on a besoin, comparé à tsé, de la laine.

7. Les lunettes

L'hiver, je porte habituellement des lunettes même s'il ne fait pas vraiment soleil. Si jamais vous me croisez, soyez assurés que ce n'est vraiment pas parce que je me prends pour une star... C'est plutôt parce que ça protège les yeux, de la neige/grêle mais surtout du vent. Avec des lunettes, on voit mieux dans les conditions hivernales et nos yeux vont avoir moins tendance à pleurer sans arrêt ou encore coller ensemble/à se couvrir de glaçons (ça arrive pour de vrai).

Les lunettes pour le sport devraient être plus allongées un peu que les lunettes régulières et surtout, elles doivent bien tenir sur le nez sans glisser. Celles-ci sont des Puma, que j'ai reçues cet été. Quoi? L'hiver dernier, mon éditrice pour Look du jour m'avait commandé un article sur les lunettes de vue et le style. J'avais mentionné quelques bonnes boutiques québécoises qui offrent des lunettes tendances, après avoir fait une petite recherche et demandé autour de moi.

Plusieurs mois plus tard, un petit paquet est arrivé chez nous de la part de Grimard Optique, pour me remercier d'avoir parlé d'eux. Alors que je n'avais jamais initié le contact avec eux! Quelle gentille attention! Disons que ça m'a vraiment confirmé dans mon choix. Faire affaire avec des petites entreprises d'ici, c'est aussi ça. ❤️

J'ai aussi d'autres lunettes de sport non-teintées (que mon chum utilise aussi en vélo) qui servent à ça, mais je trouve que mes Puma sont plus belles. 😌 Je n'en ai pas toujours besoin et parfois elles m'énervent plus que d'autre chose (je les dépose alors sur ma tête) mais la plupart du temps lorsque je les oublie, je le regrette.

8. Ne pas s'éterniser dehors

Les vêtements vont vous faire sentir bien (ou plutôt correct)... après environ 10 minutes. Les premières minutes, on gèle et c'est dur. Mais c'est ce qu'il faut faire pour éviter d'avoir trop chaud le reste de la course.

C'est donc important de se rappeler que ces vêtements sont adéquats pour un exercice physique intense. Sinon, juste pour se tenir dehors à rien faire, ce n'est pas assez chaud. Alors habillé comme ça, ce n'est pas l'idéal disons de marcher pendant 20 minutes avant la course (pour se rendre à un parc par exemple ou je ne sais pas trop quelle raison), d'attendre quelqu'un avant de courir et encore moins, d'être dehors très longtemps APRÈS la course. Parce qu'on se refroidit très rapidement et c'est terrible.

La fois ou j'ai été la plus malade de ma vie, c'est après avoir fait une course de 45 minutes alors qu'il faisait très froid. Au lieu de rentrer, j'étais allée chercher mon fils à l'école, mais il y avait eu un malentendu alors il m'attendait à une autre porte et j'étais donc restée dehors sans bouger ou presque pendant 20 minutes, suivies par 10 autres pour rentrer à la maison à pied. Je grelottais tellement une fois rendue chez nous; le mal était fait! Ensuite, j'ai été 3 semaines sans courir; encore une fois pas d'avance.

9. Ajuster ses attentes

D'une manière ou d'autre autre, on court moins vite l'hiver. Que ce soit parce que c'est glissant, que la surface est inégale, que la neige est en texture de "patate pilée" qui rend les foulées lourdes et plus difficiles, qu'il y a une couche de neige au sol ou des bancs de neige à contourner, ce n'est pas comme en été. Parfois je me sens en feu et j'aurais envie de pousser un peu plus mais je ne peux pas. C'est comme ça.

C'est pourquoi l'hiver j'essaie plutôt de mesurer mes courses en durée, plutôt qu'en kilométrage. Par exemple, une course de 1 heure 15, en été, ça me fait entre 11 et 12 km. Mais en hiver, quand toutes les mauvaises conditions sont réunies (et c'est fréquent), ça peut être seulement 8,75 km et c'est tout. L'effort est quand même là.

Les courses l'hiver, en tout cas quand c'est un peu glissant, ça travaille des muscles différents aussi. Ça met un peu plus l'équilibre et le "core" au défi. Mais ça, bon, c'est une bonne chose...

10. Être flexible

Dans un monde idéal, je fais mes longues courses le dimanche. C'est ce que la plupart des coureurs font; ça permet de commencer la semaine de travail/de routine avec la plus grosse course de la semaine déjà faite, et ensuite les autres courses sont plus faciles à faire rentrer dans l'horaire. Mais l'hiver, ça ne fonctionne pas tout le temps comme ça.

Je dois donc souvent revoir et modifier cet horaire... S'il neige beaucoup ou qu'il fait trop froid le dimanche, je vais donc parfois faire une plus petite course à la place ou même carrément remettre ça. Ce qui veut dire que je dois donc regarder la météo et mon horaire et trouver un autre jour pour replacer ma longue course. On ajoute à ça les deadlines, les rendez-vous, les événements, les tempêtes de neige, le déneigement des trottoirs et des pistes cyclables... C'est la vie. Ça m'est arrivé de faire ma long run seulement le vendredi suivant.

En hiver, c'est aussi le temps ou je me permets plus de flexibilité et que je vois plus large que seulement la course dehors. J'ai un tapis roulant au sous-sol, je déteste courir là-dessus pour mourir mais en hiver, je l'utilise toujours environ une dizaine de fois. Jamais pour des longues courses par contre. S'il n'y a rien qui marche pour la course, je me tourne aussi parfois vers autre chose : aller patiner par exemple, ou encore faire un entraînement à la machine elliptique.

Quels sont vos propres trucs? Avez-vous des questions?

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