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Bienvenue! Ici on parle surtout de bouffe, de style, de la vie à la maison... J'espère que vous vous plairez!

La cause : mes stratégies

La cause : mes stratégies

1997, 22 ans. Le nuage était là.

1997, 22 ans. Le nuage était là.

Cette semaine, c'était la journée Bell cause pour la cause. Et je ne sais pas trop pourquoi, sur le moment, j'ai publié ce statut. J'ai entre autres été inspirée par ceux de quelques personnes incroyables, qui contrairement à moi, n'ont peut-être pas toujours cette peur de se livrer?

J'ai été surprise des réactions positives que j'ai reçues, des gens qui ont aimé mon statut (dont plusieurs n'étaient pas ceux avec qui j'échange habituellement sur Facebook). Ça m'a fait chaud au coeur. Certains ont salué mon "courage" tandis que d'autres m'ont écrit pour me dire que je les avais impressionnés.

Je ne suis pas courageuse (loin de là) et même si effectivement c'est une cause de souffrance (ou  je dirais plutôt de tourment) récurrente, je ne voulais vraiment pas non plus inspirer la pitié ou la sympathie. Je me considère plutôt comme quelqu'un de très chanceux dans la vie! La chance ne signifie pourtant pas que tout va toujours bien.

Alors voilà, même si ça peut en surprendre plusieurs, c'est tout simplement ma réalité. Tout ne va pas toujours bien dans ma tête. "Le nuage" revient périodiquement. Je me souviens de plusieurs fois en particulier : à l'adolescence, entre 14 et peut-être 17 ans. À 22 ans, quand mon chum de l'époque est parti vivre en France et que je suis retournée faire une session à l'Université de Chicoutimi après 3 ans à Montréal, puis que j'ai eu la super bonne idée de faire de l'ectasy (la seule fois de ma vie), ce qui m'a rendu plus proche du gouffre que je ne l'ai jamais été. À 27 ans quand je me suis séparée de mon premier mari et que, même si c'était la bonne décision, j'ai eu l'impression très étourdissante de me retrouver devant rien. Lorsque j'ai appris que j'étais enceinte de ma fille et pendant une bonne partie de ma grossesse. Quand je suis retournée au travail après mon 2e congé de maternité. L'année dernière, après la mort de ma belle-mère, que j'ai accompagnée pratiquement jusqu'à son dernier souffle. 

Dans mon statut, je parle de mes stratégies. C'est comme une seconde nature chez moi; je pense que je ferais tellement n'importe quoi pour me sentir mieux, que j'observe et j'essaie sans arrêt jusqu'à ce que soit le cas.

Je n'ai jamais pris de médicaments. Ceci n'est absolument pas un jugement de ceux qui en prennent! J'entends tellement souvent des gens dire "qu'ils ont tout essayé pour ne pas en prendre, mais que c'était la seule solution." Leur petit sourire contrit et plein de culpabilité me fait de la peine. J'ai tout simplement envie de les prendre dans mes bras et de leur dire : "C'est correct! Tu fais ce qu'il faut pour aller mieux! Pas besoin de te sentir coupable pour ça... Ce que tu as à vivre est déjà assez difficile comme ça, non?" Ce que je veux dire, c'est juste que je ne suis jamais arrivée au stade ou j'ai senti que c'était la seule solution. Ça pourrait très bien m'arriver un jour et je le sais.

Voici donc ce qui fonctionne pour que j'arrive à garder l'équilibre la plupart du temps. Ce n'est pas une seule chose qui marche; je vois plutôt ceci comme un délicat château de cartes qu'il faut souvent refaire. Il y a beaucoup de gros bon sens là-dedans et je dois dire que c'est assez platte, aussi.

  • Une bonne alimentation. La majorité du temps, des aliments simples, peu transformés. Pour la plupart, mes repas sont préparés à la maison. Beaucoup de vitamines et d'antioxydants. En plus des fruits et des légumes, je mise beaucoup sur les protéines (autres que les viandes) et les bons gras : je mange des oeufs et des noix presque tous les jours, de l'avocat et de l'huile d'olive plusieurs fois par semaine. Plus facile à dire qu'à faire : j'essaie de limiter le sucre et la farine blanche.
  • Quelques suppléments. Des probiotiques (j'essaie aussi d'en consommer le plus possible dans mon alimentation), de la vitamine D et des oméga-3. En automne et en hiver, un complexe de vitamine B.
  • Pas de café. J'adore ça, j'aimerais beaucoup en boire. Mais ça me fait sentir épouvantable pendant DES JOURS à chaque fois. Ça ne vaut pas la peine.
  • Le thé. Oui, ça contient aussi de la caféine, mais beaucoup moins. Ou en tout cas, à un niveau que mon organisme tolère parce que contrairement au café, ça n'a pas d'effet anxiogène. Plutôt que de m'écraser, ça me revitalise. J'inclus également le kombucha là-dedans; c'est complètement essentiel pour moi. 
  • Peu d'alcool. Une autre affaire ben platte. Je suis très sensible à ses effets, donc je n'ai jamais bu tant que ça de toute façon (même si j'ai bien sûr eu mes moments d'exagération comme tout le monde). Mais j'aime ça aussi et je trouve ça dommage. Depuis plusieurs années, je ne bois pas du tout du mois de janvier. Et c'est incroyable l'effet positif que ça a sur mon moral et mon humeur! Alors cette année je me suis rendue à l'évidence : je crois que je devrais tout le temps faire comme si c'était le mois de janvier. Je ne veux pas arrêter de boire complètement. Mais je vais essayer de me limiter à un verre pendant les occasions spéciales. Le mardi soir au souper lorsque j'ai eu une mauvaise journée n'est malheureusement pas une occasion spéciale.
  • La course (ou en tout cas l'exercice). La vérité c'est que je suis tout sauf une athlète naturelle. Mais c'est aussi quelque chose que je n'ai vraiment pas le choix de faire. 4 fois par semaine, j'ai besoin de m'épuiser un peu. Je cours habituellement autour de 32 km par semaine. C'est ma zone d'équilibre : moins et ce n'est pas tout à fait efficace, plus et mon stress revient, mon niveau d'énergie tend à baisser.
  • La luminothérapie. Dès que la lumière naturelle commence à faire un peu défaut, je le ressens comme une tonne de briques qui me tombe dessus. C'est une solution super simple, mais qui fonctionne. 
  • Passer du temps dehors à chaque jour, connecter avec la nature d'une manière ou d'une autre. Même l'hiver. C'est un principe de la médecine traditionnelle chinoise, que je ne connais pas tant que ça mais dont ce précepte me semble rempli de sens. J'ai besoin de jardiner, d'avoir les mains dans la terre, de m'occuper des fleurs, de sentir le vent dans les arbres. C'est difficile à expliquer mais ça fait une différence.  
  • Surveiller mon sommeil. Je ne suis vraiment pas un modèle à ce niveau, puisque je fais de l'insomnie depuis toujours. Mais je fais quand même tout ce que je peux et je priorise jalousement mon sommeil. Ce que ça veut souvent dire, c'est sacrifier une partie de mes soirées et me coucher tôt pour arriver à dormir quand même le plus et le mieux possible, parce que je sais que ce sont ces heures qui m'apportent le sommeil le plus réparateur.
  • L'acupuncture. J'en fait depuis 4 ans. J'ai dû passer par-dessus ma peur des aiguilles, mais maintenant ça ne me dérange plus vraiment. Comme la plupart des gens qui ont fini par oser essayer, je me dit que j'aurais dû le faire il y a bien, bien longtemps. Les bienfaits de cette technique millénaire sont sérieusement immenses, au point ou je ne pourrais plus jamais considérer ma vie sans ça. C'est tellement important pour que je me maintienne à flot. Dès que les aiguilles sont en place, je commence à sentir les endorphines se libérer dans mon corps. C'est comme de la magie et un des meilleurs feelings ever. Je n'ai pas besoin d'endosser toute la philosophie derrière, mais il reste que j'aime bien le principe général de la médecine traditionnelle chinoise : équilibrer tous les organes et les systèmes du corps pour lui permettre de se replacer et se défendre lui-même. Encore une fois, rempli de gros bon sens. 
  • La lampe électromagnétique. Une autre merveille découverte chez l'acupuncteure. C'est une lampe qui ne dégage pas de lumière, mais plutôt une chaleur intense appliquée à des endroits stratégiques (comme le milieu du dos, par exemple). Il paraît que ça a plein de bénéfices sur le système immunitaire, mais en tout cas ce que je sais c'est que ça me réchauffe de manière durable et ça me stabilise. Moi, qui passe habituellement l'hiver à grelotter 24 heures sur 24, signe que mon corps lutte sans cesse et n'est pas capable de s'ajuster. 
  • Travailler à la maison. Ce n'est vraiment pas à la portée de tout le monde, je le concède. Mais avec la possibilité d'être plus présente qu'avant pour les enfants et d'avoir un horaire plus flexible, ça a été un facteur critique dans ma décision de réorienter ma carrière et de partir à mon compte en 2012. Le fait est que plus les années passaient et plus j'avais du mal à continuer de fonctionner dans un environnement de travail conventionnel, c'est-à-dire un bureau de 9 à 5 avec des patrons et un cadre assez rigide. Du stress, j'en vis encore. Rien n'est parfait! Mais c'est fou comment cette configuration professionnelle me convient beaucoup mieux.
  • M'écouter. Est-ce que c'est possible d'être centré sur soi-même, mais dans le bon sens? Je suis toujours à l'écoute des signes les plus subtils de mon corps et de ma tête. Ça me permet de m'ajuster constamment et de privilégier certaines choses au lieu de d'autres.
Bretzels géants pour le Superbowl 🏈

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Fèves au jambon

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