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Bienvenue! Ici on parle surtout de bouffe, de style, de la vie à la maison... J'espère que vous vous plairez!

Une merveilleuse virée au Lac!

Une merveilleuse virée au Lac!

Parfois, on arrive pas trop à croire à notre chance. C'est ainsi qu'il y a quelques jours, je me suis retrouvée dans un minuscule avion avec une gang de filles vraiment trippantes et... Louis-François Marcotte.

C'était dans le cadre d'une journée organisée par Boulange des Campagnards pour découvrir les producteurs du Lac-St-Jean. Et je dois vous dire qu'à part avoir vu les publicités télé avec Louis-François, je ne connaissais pas trop ce produit. Mais lorsque la pub dit que ce sont "des pains de chez nous," c'est bien réel : les bleuets et l'avoine de la Miche aux Grain Muesli, par exemple, proviennent de petites fermes de ma région natale.

Avec Christelle, Nancy, Stéphanie (avec qui j'ai été juge pour La Tablée des Chefs deux fois!),  Anne-Laure et Hubert (qui nous a rejoint en voiture), nous avons donc atterri à Dolbeau sous la pluie, dans un tout petit aéroport qui se trouve au beau milieu des bleuetières. En fait, il sert presque uniquement pour le commerce de ce petit fruit qui est si important pour l'économie et même l'identité du coin que les pancartes avec les noms de rue sont couronnées d'un bleuet. 

Nous avons rencontré Tim, un anglophone du Lac-St-Jean (ils sont rares ceux-là!) qui nous a amené directement dans les champs de Bleuets Mistassini pour nous montrer comment se déroule la cueillette. Les bleuets sauvages, c'est super résistant et fragile à la fois : les bleuets ne poussent qu'une année sur deux, doivent être cueillis lorsqu'il y a de la rosée (donc la nuit ou tôt le matin) et leur saison dure environ 4 semaines. Il ne se conservent pas longtemps donc ils sont peu exportables, à part sous forme surgelée. Les bleuets frais qui se retrouvent sur le marché doivent être récoltés à la main, ce qui explique leur rareté (et leur prix!)

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Nous nous sommes plutôt servis du tracteur, qui a permis de récolter tous ces bleuets en quelques minutes! Et à Louis-François de s'amuser un peu. Il faut souligner l'ingéniosité des gens du coin qui ont conçu cet outil qui s'accroche sur le tracteur et permet une récolte beaucoup plus rapide et efficace. La nécessité étant la mère de toutes les inventions, ce modèle est en quelque sorte la version 10.0, après avoir utilisé un peigne pour la récolte, puis imaginer de faire le peigne plus large, puis l'accrocher au bout d'un bâton de hockey, puis à une tondeuse, puis à un rotoculteur...

Puis nous sommes partis chez Bleuets Nordic, qui produit les bleuets déshydratés que l'on retrouve dans le pain. Nous ne pouvions apporter ni caméras, ni téléphones donc pas de photos, mais le processus était fascinant! Ils produisent à partir de bleuets surgelés, ce qui permet une production à l'année (et de l'emploi à l'année pour les gens de la région!) Leurs produits sont sans pesticides, transformés localement, avec un grand souci de qualité et un petit nombre d'ingrédients (incluant du sucre de canne bio). Ils sont convaincus de faire le meilleur produit au monde et je serais tentée d'être d'accord! Les petits bleuets séchés sont délicieux et m'inspirent encore plus de respect maintenant que je connais tout le travail et la délicatesse nécessaire à leur réalisation! Ça sentait même vaguement la tarte aux bleuets partout dans l'usine...

Ensuite, direction St-Félicien à la Ferme Olofée, un producteur de céréales depuis plus de 40 ans. Quand nous avons tourné le coin et que j'ai aperçu l'endroit où nous allions dîner -une magnifique grange toute décorée avec plein de gens qui nous attendaient à l'entrée, mon coeur a fait trois tours. Je sais bien que ce n'était pas MOI qu'ils attendaient, ;-) mais quel moment quand même.

Le lunch était super bon (les recettes de Louis-François sont sur le site de Boulange des Campagnards -je vous recommande d'essayer le sandwich aux bleuets avec miel, chèvre et noisettes grillées, un délice!), la déco tellement jolie (les bouquets de bleuets!) et la compagnie fort agréable. Les Lepage-Tremblay (les parents et leurs trois enfants partenaires dans la ferme) étaient vraiment sympathiques et inspirants; j'ai beaucoup aimé les entendre raconter leur histoire et leur passion. Ce n'est pas si évident de cultiver des céréales au Lac-St-Jean, mais ils ont persévéré contre vents et marées!

C'est de l'orge, pas de l'avoine, mais c'est si photogénique!

C'est de l'orge, pas de l'avoine, mais c'est si photogénique!

Nous sommes allés dans les champs puis visiter l'usine de transformation qu'ils ont bâti depuis une quinzaine d'années. Saviez-vous qu'il y a plus de 40 étapes entre l'avoine au champ et les flocons qui se retrouvent dans notre assiette? Il faut trier, peser, calibrer, décortiquer, séparer... Vous y penserez la prochaine fois que vous mangerez du gruau! L'entreprise a même une trieuse optique avec des caméras qui scrutent chaque grain d'avoine, le trie ou le rejette. L'avoine est ensuite chauffée à la vapeur (pour détruire ses enzymes difficilement digestibles et pour la ramollir un peu) et passée sous deux gros rouleaux qui l'écrase en flocons, puis finalement séchée pour arriver au bon taux d'humidité.

Louis-François déguste l'avoine la plus fraîche qui soit : elle est chaude et elle sort directement de la machine!

Louis-François déguste l'avoine la plus fraîche qui soit : elle est chaude et elle sort directement de la machine!

On ne s'en sort pas; chaque lot est inspecté à la main dans le labo de l'usine.

On ne s'en sort pas; chaque lot est inspecté à la main dans le labo de l'usine.

Je ne voulais vraiment pas que la journée se termine! J'ai tout apprécié à fond : l'avion (quelque chose quand même!), la super belle dynamique qui s'est installée entre nous tous, retourner "chez nous," et bien sûr rencontrer ces producteurs plein de "guts" et tellement inspirants, qui ajoutent une histoire personnelle et une couche de signification si importante à la nourriture que l'on mange. Tout en diversifiant le paysage agricole québécois!

Étant une fille de détails, je n'ai pu qu'être complétement charmée et comblée par toutes les petites attentions que nous avons reçues durant la journée, entres autres les sacs repas pour l'avion remplis de bons produits du terroir du Lac-St-Jean (croissant et confiture de framboises d'Alma, fromage d'Hébertville, trempette de légumes d'un maraîcher de St-Gédéon, yogourt de St-Félicien)... Je sais que cette journée avait été préparée avec beaucoup d'amour depuis plusieurs mois et tout était simplement parfait. Je suis revenue avec un accent peut-être un peu plus prononcé que d'habitude, des bien beaux petits trésors (bleuets sauvages frais, bleuets séchés, chocolat au bleuet des Pères Trappistes et avoine bio en gros flocons -la meilleure!) et le coeur rempli de fierté et de gratitude.

 

 

 

Note : Ceci n'est pas un billet commandité. J'ai eu le grand privilège d'être invitée à faire partie de cette aventure, toutefois personne ne m'a rien demandé en retour. :-) Mais comment ne pas vouloir partager cette expérience si spéciale et marquante comme blogueuse, foodie et fière Saguenéenne!?

Gâteau renversé à l'ananas et aux bleuets

Gâteau renversé à l'ananas et aux bleuets

Petites galettes à la mélasse

Petites galettes à la mélasse

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